Autour de Jupiter orbitent au moins 61 satellites. Les quatre principaux furent découverts par Galilée
en 1610 : Io, Europe, Ganymède et Callisto dans l'ordre des distances croissantes. Les deux premiers sont grands comme
la Lune, les deux autres comme Mercure. Les deux sondes Voyager en 1979 puis la sonde Galileo entre 1995 et 2003 nous
ont envoyé des images saisissantes de ces satellites et ont révélé quatre mondes très différents.
Un montage des quatre satellites galiléens classés par ordre de taille : Ganymède, Callisto, Io and
Europe. Crédit :
NASA/JPL
Le premier satellite galiléen en s'éloignant de Jupiter est Io, à une distance de 421 600 kilomètres de la planète et
avec un diamètre de 3630 kilomètres. Io est le siège d'une forte activité volcanique qui produit une grande quantité de
matériaux riches en souffre et donne au satellite son aspect jaune et rouge de pizza.
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L'activité volcanique est due à
des forces de marée provoquées par l'interaction gravitationnelle combinée de Jupiter, d'Europe et de Ganymède. Cette
force déforme périodiquement l'intérieur du satellite, le soumet à des forces de friction qui l'échauffent, et la chaleur
ainsi engendrée est évacuée vers l'extérieur par l'intermédiaire de volcans. La surface d'Io est ainsi constamment renouvelée
lors d'éruptions volcaniques et les cratères d'impact sont très rares.
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On rencontre ensuite Europe, à une distance de 670 900 kilomètres de Jupiter et avec un diamètre de 3138 kilomètres.
Europe présente une surface très lisse formée de glace d'eau, sans relief notable mais recouverte d'une multitude de crevasses
pouvant s'étendre sur des milliers de kilomètres. Ces caractéristiques peuvent s'expliquer si, à une époque reculée, la
surface a été fondue par des forces de marée avant de geler en laissant apparaître d'énormes fractures. Il est d'ailleurs
possible que les mêmes forces de marée créent encore suffisamment de chaleur pour permettre l'existence d'un océan liquide
sous la croûte glacée, d'où l'éventualité d'une forme de vie sous la surface.
Europe - Cliquez pour agrandir.
Le troisième satellite galiléen est Ganymède, à une distance de 1,070 millions de kilomètres et avec un diamètre de 5268
kilomètres, ce qui en fait le plus grand satellite du système solaire. Ganymède présente une surface bicolore. On trouve
d'abords des zones sombres recouvertes de cratères et donc très anciennes, probablement les vestiges de la surface originelle.
A ces régions sombres s'ajoutent des zones claires avec peu de cratères mais recouvertes de nombreuses fissures parallèles.
Ces zones claires sont probablement constituées de matériaux en provenance de l'intérieur du satellite qui se seraient
répandus sur la surface sous l'effet d'une possible tectonique des plaques.
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A une distance de 1,883 millions de kilomètres de Jupiter, on rencontre finalement Callisto, avec un diamètre de 4806
kilomètres. Contrairement aux autres satellites galiléens, la surface de Callisto est sombre, uniforme et complètement
recouverte de cratères d'impact. Callisto, du fait de son éloignement de Jupiter, est soumis à des forces de marée plus
faibles que les autres satellites galiléens et sa surface d'origine n'a donc pas été renouvelée par des processus internes.
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