Les planètes favorables à la vie


Pour qu’une planète soit favorable à l’émergence de la vie et de l’intelligence, son orbite doit se trouver dans la zone d’habitabilité autour d’une étoile assez similaire au Soleil, mais il lui faut aussi présenter certaines caractéristiques physiques.

La Terre

La Terre photographiée depuis une orbite lunaire lors de la mission Apollo 8. S’agit-il du seul berceau de la vie ? Crédit : NASA

La masse de la planète

La masse de la planète est un paramètre essentiel. Elle doit d’abord être suffisante pour que la gravité soit en mesure de retenir des éléments légers comme le carbone ou l’oxygène. La planète doit aussi contenir suffisamment de matière radioactive pour pouvoir libérer de l’énergie pendant des milliards d’années. Cette énergie est cruciale pour soutenir un volcanisme et une tectonique des plaques qui sont probablement des facteurs essentiels. C’est ainsi à cause de sa masse trop faible que Mars s’est refroidit trop vite et s’est transformée en un monde sans activité géologique notable.

La masse de la planète ne doit pas non plus être trop grande. Pour les planètes géantes du système solaire, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, la gravité est si forte qu’aucun élément chimique n’a pu s’échapper. Ces planètes sont ainsi constituées essentiellement d’hydrogène et d’hélium, un environnement qualifié de réducteur qui empêche la formation des molécules de la vie.

Une atmosphère et une hydrosphère

La planète doit posséder une atmosphère. D’abord, parce que la synthèse de molécules organiques en quantités non négligeables ne peut pas se faire dans le vide, par exemple à la surface de la Lune. Ensuite, parce que cette atmosphère constituera aussi un écran protecteur qui empêchera les premières molécules complexes d’être détruites par le rayonnement solaire, en particulier dans l’ultraviolet et les rayons X.

En plus d’une atmosphère, la planète doit disposer d’une hydrosphère, c’est-à-dire d’une large quantité d’eau liquide. C’est dans cette hydrosphère que les molécules se retrouveront en concentration suffisante pour permettre des réactions chimiques en grande quantité. L’eau est de plus l’un des éléments indispensables à de nombreuses interactions chimiques nécessaires à la vie, du moins dans une forme similaire à la nôtre. Cette hydrosphère offre par ailleurs une protection accrue contre les rayonnements nuisibles aux premières molécules.

La structure de la planète

Un autre élément probablement essentiel est une lithosphère, c’est-à-dire une surface solide. L’agrégation de petites molécules en ensembles plus complexes semble en effet nécessiter une surface solide plutôt qu’un milieu liquide en mouvement permanent. De plus, la meilleure façon d’obtenir des concentrations élevées d’un composé chimique est de déposer ce composé dans une flaque d’eau et de laisser l’évaporation faire son travail.

Au coeur de la planète, la présence d’un noyau métallique semble essentielle. Ce noyau produira par sa rotation un champ magnétique qui formera une magnétosphère capable de protéger la surface de la planète des rayons cosmiques néfastes au développement de la vie.

Un gros satellite

Enfin, une condition plus controversée est l’existence autour de la planète d’un gros satellite comme la Lune. La présence d’un tel corps, par son influence gravitationnelle, assurait une plus grande stabilité de l’axe de rotation de la planète et donc une plus grande stabilité de paramètres tels que la température moyenne. La Lune est aussi à l’origine des marées sur Terre et certains chercheurs pensent que le phénomène de marée fait des zones côtières et du constant va-et-vient de la mer une situation idéale pour la formation des premières molécules.


Page mise à jour le 11 juillet 2015 par Olivier Esslinger