Les hommes observaient déjà le ciel il y a des dizaines de milliers d’années. Des phénomènes tels que le déplacement du Soleil dans le ciel ou les changements d’aspects de la Lune leur étaient familiers.

Des calendriers

Peu à peu, ils commencèrent à utiliser ces phénomènes à leur avantage. Le mouvement du Soleil dans le ciel, depuis l’est à l’aube jusqu’à l’ouest au crépuscule, pouvait leur servir à mesurer le temps au cours de la journée. Le cycle des phases de la Lune leur permettait d’établir un calendrier très utile pour fixer la date de fêtes religieuses.

Un autre phénomène plus lent s’avéra également d’une grande utilité. L’aspect du ciel nocturne n’était pas le même tout au long de l’année, certaines étoiles n’étaient visibles qu’en été, d’autres uniquement en hiver. De plus, si l’on examinait la position apparente du lever de Soleil par rapport aux étoiles, il apparaissait clairement que cette position n’était pas fixe, mais dérivait lentement d’un jour à l’autre.

Les Anciens avaient compris que ce mouvement était lié au cycle des saisons. Après un cycle complet, le lever de Soleil retrouvait la même position par rapport aux étoiles. Le phénomène permettait ainsi de créer un calendrier extrêmement utile pour l’agriculture, qui permettait de prévoir la période la plus favorable aux semences et aux récoltes.

A ses débuts, l’astronomie était donc essentiellement un outil de mesure du temps. Son développement fut probablement accéléré par le problème suivant. Les premiers astronomes se rendirent compte que les trois intervalles de temps de base, le jour, le mois – défini par le cycle lunaire – et l’année, n’étaient pas compatibles entre eux. En particulier, l’année ne correspondait ni à un nombre entier de mois, ni à un nombre entier de jours.

L’établissement de calendriers fiables nécessitait en conséquence une observation très attentive du ciel. C’est ainsi que l’observation des astres dans le ciel se développa et atteignit un très haut niveau, comme en témoignent les écrits des grandes civilisations anciennes, en particulier en Mésopotamie, en Égypte et en Chine. C’est à cette époque, pour se repérer plus facilement dans la voûte étoilée, que les astronomes regroupèrent certaines étoiles – de façon totalement arbitraire – pour former des figures reconnaissables : les constellations.

Des descriptions du monde

En plus d’une connaissance du mouvement des astres, les anciennes civilisations développèrent des descriptions du monde et des explications de son origine.

Toutes ces théories avaient pour point commun de placer la Terre au centre de l’Univers. Pour les Babyloniens, par exemple, nous nous trouvions à l’intérieur d’un immense dôme solide entouré d’eau. Des trous dans ce dôme permettaient à l’eau de s’infiltrer et de donner naissance à la pluie. En Égypte, le ciel était le corps de la déesse Nout et la Terre celui du dieu Geb. Les étoiles étaient des feux qui quittaient la Terre et s’élevaient vers le ciel.

Un autre aspect commun à ces descriptions était la croyance en un pouvoir que les astres pouvaient exercer sur les hommes. En effet, pour les Anciens, le Soleil, la Lune et les étoiles étaient des phénomènes naturels au même titre que les chutes de pluie par exemple. Pour cette raison, les astres devaient eux aussi avoir une influence majeure sur la vie des hommes. De là se développa l’idée – fausse – que la position des astres dans le ciel avait une signification cachée  : l’astrologie était née.

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